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Quelques consignes pour la lecture du patois
juin 1998
Pour que le patois garde une certaine vitalité, il était nécessaire d’adopter une graphie simple qui ne rebute personne, qui permette aux patoisants d’écrire des textes courants et à des néophytes de les lire. Pour élaborer cette graphie, de nombreuses réunions ont été nécessaires, en présence de professeurs de l’Université de Grenoble. Cette méthode d’écriture a été appelée "Graphie de Conflans" parce que la presque totalité de ces réunions se sont tenues à Conflans. Il s’agissait avant tout de lever bien des ambiguïtés pour la lecture. La plupart du temps, c’est la prononciation des mots qui détermine l’orthographe. Voici quelques règles élémentaires :
Le son [k] des mots français commune, quantité sera toujours écrit K et non C : on écrit Kmouna, Kantitâ. La lettre C n’est utilisée que pour faire le son che.
Le son [gn] s’écrit en patois nye. Ex : Campagne = Kanpanye.
Le son [an] est toujours écrit an et jamais en. Avant le B et le P, on n’écrit pas am ou em comme en fançais, mais tout simplement an.
Entre deux voyelles, le son [s] sera écrit ss, et le son [z] sera écrit z. Exemples : usé = uzâ et vaisselle = véssela
Le patois n’a pas de pluriel. Exemple : Les routes = lé rote.
Le problème du G est un peu particulier. Malgré le principe général, selon lequel on n’écrit que les sons prononcés, on met un U après le G devant I et E. Exemple : guerre = guèra. Lorsque le G se prononce J, on l’écrit J. Exemple : gifle = jifIa
Le son [ie] de fille, bouteille ou barrière s’écrit ye : fèlye, botolye, baryére.