Dans les années 1600, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, les élections municipales n’offraient de choix à personne : Chaque « communier » devait assumer la fonction de « syndic » à tour de rôle pendant un an. Si le mandat était de courte de durée, la charge n’en était pas moins lourde puisque le syndic était responsable, sur ses biens et sa personne, de la rentrée des tailles ; ces impôts dus au Roi étaient répartis entre les habitants, les biens d’Eglise et des Nobles étant exemptés. En 1646, une succession de catastrophes naturelles ayant entraîné l’exode de nombreuses familles, les contribuables Giettois, moins nombreux, ont vu leur part augmentée et ont été dans l’incapacité de payer ; trois syndics sont donc emprisonnés à BONNEVILLE : MM. Michel GERFAUX, François GIROD BESSON et Jean GERFAUX. « Pour obvier que les syndics ne croupissent et ne se consument entièrement dans leur prison » les communiers sollicitent un délai de paiement de 6 mois. En 1647, plus de 200 syndics sont ainsi retenus dans les prisons du GENEVOIS et du FAUCIGNY… Mais on est bien obligé de les relâcher, faute de place, et parce qu’il est bien trop coûteux de les nourrir ! (Cf DEVOS « Histoire d’UGINE »)