La gentiane jaune (gentiana lutea) prospère dans les prairies subalpines, entre 1000 et 2300 m. Elle est bien connue des alpagistes et des promeneurs ici sur les versants des Aravis. Ses tiges élancées jusqu’à un mètre et demie de hauteur sont creuses et portent des feuilles elliptiques (glabres) opposées. Cette plante renferme des principes amers de sorte que le bétail l’évite. Ses racines procurent une eau-de-vie médicinale (plante fébrifuge très énergique qui stimule les fonctions digestives et possède un effet antidépresseur). La gentiane entre aussi dans la composition de la Suze, apéritif où vous reconnaîtrez facilement son goût amer. Comment se la procurer ? Il fautLire plus →

Pour 4-5 personnes, il faut : 1 kg de carottes, une petite poignée de raisins secs, sel, une gosse cuillerée de beurre ou de saindoux Gratter et couper les carottes en dés. Les faire revenir dans la matière grasse. Ajouter une petite poignée de raisins secs (qu’on appelait autrefois des « pâcheules »), du sel, et les cuire à l’étouffée, lentement sur feu doux, dans une coquelle de fonte, pendant une bonne heure. On peut ajouter une petite tombée d’eau en cours de cuisson pour éviter que les carottes n’attachent. Autrefois, on appréciait ce plat de carottes au terme des veillées de travail (bois, mécanique, et autres…)Lire plus →

Ingrédients : Pommes de terre (grosses de préférence), une à deux cuillerées de farine, une grosse poignée de raisins secs, du gros sel. Les proportions sont difficiles à définir ; voir soi-même en fonction du moule et de la variété de pommes de terre. Eplucher et râper les pommes de terre crues dans un grand plat. Ajouter le sel, les raisins secs, et la farine. Certains ajoutent des pruneaux. Le « farceman u barakin ou u mole » (farcement au moule) nécessite, comme son nom l’indique, l’utilisation d’un moule spécial avec cheminée et couvercle. Après avoir huilé les parois et la cheminée du moule, y verser la préparation etLire plus →

Pour une vingtaine de beignets, il faut : 4 oeufs moyens, 4 cuillerées à soupe de sucre, 1 cuillerée à café de rhum ou d’eau de fleur d’oranger dilué dans un peu d’eau, une pincée de sel et 15 cuillerées à soupe de farine. Battre les oeufs entiers avec le sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange soit mousseux. Ajouter le parfum dilué dans un peu d’eau et une pincée de sel fin. Epaissir avec une quinzaine de cuillerées à soupe de farine, plus si nécessaire, de façon à obtenir une pâte souple. Prendre la pâte avec deux fourchettes que l’on roule, en disposant deLire plus →

La fondue savoyarde, que nous dégustons actuellement, à base de gruyère et de vin blanc, était totalement ignorée de nos ancêtres. C’était un mets trop onéreux pour les gens de la campagne et le vin blanc était un luxe. La fondue était alors, une sotte de crème au fromage. Sans doute, utilisait-on jusqu’au XIXème siècle, le gruyère qu’on fabriquait dans bon nombre d’alpages giettois ; toujours est-il qu’en 1912, la fondue dégustée par les membres de la Confrérie du St Nom de Jésus était à base de tomme. En voici, à quelques détails près, la recette : Couper le fromage en tranches minces et le faire ramollirLire plus →

Pour 4 personnes il faut : 5 à 6 cuillerées de farine « de bonne qualité », 2 ou 3 oeufs, du sel et du lait. Selon son goût : poivre, fines herbes, épinards… « Le matafan ou matefin » est une sorte de grosse crêpe très épaisse. Il faisait autrefois partie du menu de la Confrérie du Saint Nom de Jésus. Après avoir mélangé la farine avec les oeufs, on ajoute un peu de sel puis, lentement et en brassant, on verse le liquide, de manière à obtenir une pâte compacte, plutôt claire que trop épaisse. On peut délafer la pâte avec de l’eau (de préférence tiède) ou avec duLire plus →

Pour 6 à 8 personnes il faut : 6 oeufs, 6 cuillerées à soupe de sucre, 3 cuillerées à soupe rases de farine, 3 de fécule de pomme de terre (ou de Maïzena) et 1 d’eau de vie. Battre les jaunes d’oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter la farine, la fécule, l’eau de vie, puis glisser les blancs battus en neige, très fermes, sur la préparation. Verser dans un moule à cheminée, beurré et saupoudré de sucre. Faire cuire environ 40 mn à four moyen.Lire plus →

Il faut : 1 litre d’eau de vie 30 brins de génépi 30 morceaux de sucre 1 petit verre d’eau Nos ancêtres utilisaient, le plus souvent, le génépi en infusion, cependant voici une recette à base d’alcool qui n’en demeure pas moins efficace contre les refroidissements. Faire macérer dans l’acool, pendant trois semaines à un mois minimum, les tiges entières de génépi, cueillies en pleine floraison. Préparer un sirop en portant l’eau et le sucre à ébullition. Mélanger ce sirop refroidi à l’alcool. A consommer avec modération !Lire plus →

Pour 4 personnes il faut : 1 grosse cuillerée de beurre, 4 petites tranches de pain rassis, 500 g de rhubarbe et environ 200 g de sucre fin. Faire fondre le beurre dans une poêle et faire dorer les morceaux de pain. Soupoudrer de sucre et le laisser caraméliser quelques instants. Recouvrir cette préparation de rhubarbe qu’on a pris soin d’éplucher, de blanchir et de couper en petits tronçons. Ajouter le reste du sucre. Réduire le feu et laisser cuire pendant environ 20 mn, à couvert, en remuant de temps en temps. Rajouter du sucre si nécessaire, suivant le goût et l’acidité de la rhubarbe. UneLire plus →

Pour une bonne vingtaine de rissoles, il faut : 1 petit bol de beurre fondu (150 g), 1 petit bol d’eau, 1/2 verre d’eau de vie, 2 cuillères à soupe de sucre, une pincée de sel, environ 450 g de farine, 50 g de beurre fondu pour graisser la pâte, huile pour la friture et pâte de coings, pommes, poires ou prunes selon goût pour garnir les rissoles. Ajouter aux 150 g de beurre fondu la même quantité d’eau. Incorporer le sel, sucre, eau de vie et farine jusqu’à obtention d’une pâte ferme, mais non sèche. Bien pétrir pendant 8 mn. Former un boudin avec laLire plus →