Pour que le patois garde une certaine vitalité, il était nécessaire d’adopter une graphie simple qui ne rebute personne, qui permette aux patoisants d’écrire des textes courants et à des néophytes de les lire. Pour élaborer cette graphie, de nombreuses réunions ont été nécessaires, en présence de professeurs de l’Université de Grenoble. Cette méthode d’écriture a été appelée « Graphie de Conflans » parce que la presque totalité de ces réunions se sont tenues à Conflans. Il s’agissait avant tout de lever bien des ambiguïtés pour la lecture. La plupart du temps, c’est la prononciation des mots qui détermine l’orthographe. Voici quelques règles élémentaires : Le son [k]Lire plus →

Voici le texte rédigé par Henni PORRET et primé lors de la fête du Patois à Thônes le 17 septembre 1995. C’est l’histoire de son père, Joseph PORRET de l’Abbaye, mobilisé et fait prisonnier par les allemands pendant la guerre de 14-18 (Traduction en bas de page). La mobilizachon a la Zyétte « An se starfan, uteur du poéle, l’ivér, ka ze tyou zuan’ne, pandyan la darére guére, mon pâre me rakontâve to sk’al avé yu, sk’a savé du velaze, s’ke son pâre li avé apré… é myu al an dezè,myu ze volyou an savè. Na né, a parlâve k’an julyé diz-nou-san-katorze, y avé fé movéLire plus →

Commentaire du patoisant relatif à cet événement Kinta misére ! Mouri de frè, dian le fonma nè, su la rota d’la sè ! S’le pour foumale, on sa pa s’kiâvian éta fére an Uzène ? Y san pè ala vandre la lan’na kiâvian fela dian l’ivér ? Yé s’poueu asbin ké starstiévan a s’ plaché ? To s’kon sa, é ké se san lacha atrapa p’le mové tan ; brassa la nè an soke é an kotlion : Kinta galére ! Yaran bin ko éta starzia, pè d’séston pe beta dian l’farcemen, pè de nuè ou bin d’statagne ! Kant’é se san yu mouri, sle dèv pour Marie, y an aran dè de SaluLire plus →