Ce qu’est le bénéton Le bénéton ou « casse-cou » est une sorte de grand panier à large ouverture, porté‚ sur les épaules, et maintenu de chaque côté de la tête par deux bras de bois. Dans les terrains à forte pente, là où le cheval ne peut grimper, dans les côtes où la charrue, à chaque labour, pousse la terre vers le bas, il est indispensable de remonter cette terre au sommet du champs. On utilisait alors le « bénéton ». On s’en servait aussi pour transporter le fumier. Le « bénéton » se compose de trois grandes parties : « les montants » « le coussinet » « les palettes » qui seront garnies d’osier ouLire plus →

Le deuil Lorsqu’il y avait un décès dans une famille, il était nécessaire de marquer le deuil par des signes visibles tels que : lampe voilée et sonnailles des troupeaux retirées horloge arrêtée pendant la présence du mort dans la maison ruban de crêpe noir sur le rucher si le défunt était apiculteur. La famille du défunt portait des vêtements noirs pendant un certain temps : 3 ans pour un père, une mère ou un conjoint 1 an pour un frère ou une soeur 6 mois pour un parrain ou une marraine. Les habitants du village étaient prévenus du décès par le glas. C’est encore vrai aujourd’hui :Lire plus →

Après la publication des bans, « la criée » trois dimanches de suite, le mariage pouvait avoir lieu si aucun empêchement n’était signalé. Ces jours de publication, pour échapper à la curiosité publique, les fiancés allaient le plus souvent à la messe dans une paroisse voisine. Les mariages entre cousins, assez fréquents, nécessitaient une autorisation spéciale de l’évêque. Le costume de la mariée Jusque vers 1907, la mariée portait la coiffe blanche dont les rubans étaient soit attachés sur le côté droit, soit laissés pendants dans le dos. Autour de sa taille, et par dessus son tablier, était noué un long et large ruban blanc, bordé deLire plus →

Les travaux des champs, les veillées de bois, de mécanique, les foires, ou tout simplement les rassemblements religieux (messes, processions, pèlerinages) étaient autant d’occasions de rencontre pour les jeunes gens, et d’appréciation réciproque. Le curé COLLOUD précisait en 1788 : « les jeux, les danses sont entièrement bannis… On ne peut pas en dire autant des veillées, ni de la familiarité entre les personnes de différents sexes, cependant il est très rare qu’il en résulte des actions scandaleuses ». Après le temps des fréquentations, venait celui des déclarations et de la promesse de mariage. Le prétendant se rendait au domicile du père de la jeune fille, seul ouLire plus →

Après le travail de la lessive, nous vous proposons de découvrir dans cette gazette et dans les prochains numéros, le compte-rendu de nos recherches sur les diverses traditions « du berceau à la tombe » qui a été réalisé suite à la rencontre du 6 février 1996 chez Mme Fernande BIBOLLET. Cette étude n’est bien sûr pas exhaustive. Toutes remarques ou complémcnts d’informations pouvant la parfaire seront les bienvenus. La naissance L’accouchement avait lieu habituellement au domicile de la parturiente. C’était une femme du village réputée pour son talent qui tenait lieu de sage-femme. En général, tout se passait bien. On note cependant de nombreux cas d’enfants mortsLire plus →

Autrefois, on effectuait la lessive deux fois par an, au printemps et à l’automne. On comprend pourquoi les trousseaux devaient être abondamment garnis. Pour les femmes, c’était un travail important puisqu’il s’étalait sur un minimum de trois jours, choisis de préférence en dehors des périodes de gros travaux. Certaines femmes du pays avaient la spécialité de « faire la bouille » et étaient embauchées dans les familles qui ne pouvaient accomplir ce travail. Le prix de la journée pouvait être équivalent au prix d’une journée d’homme. Les hommes allaient chercher « la Zerle », remisée généralement à la grange, et l’installait au « dedian » (cuisine), sur un trépied. Ce grosLire plus →

On coupait les sapins en forêt, au printemps ou en automne. En avril-mai, au moment de la sève, l’écorce s’enlève plus facilement, mais le bois est plus vite piqué par les vers. Les costes Il fallait tout d’abord équarrir les pièces de bois, soit les mettre en épaisseur. On traçait sur la pièce une ligne à l’aide d’un cordeau (ficelle trempée dans une teinte rouge : « l’ocre »). Trois personnes étaient nécessaires pour ce travail : une à chaque bout pour tirer sur la ficelle et une au milieu pour la faire monter et la lâcher. Pour équarrir, on se servait d’une grosse bâche ou « détra-carère ». Pendant ceLire plus →